Finalement il avait beau s'efforcer de prendre les choses au second degré, franc angoissait comme un dingue....oui, franc c'est ce type transparent aux contours droits et fins, un sac d'os avec un coeur gros comme ça qui lui pesait autant qu'un nounours qui a prit un bain.
oui...franc c'est un fantome mi humain mi chose inconnue, c'est tout.
.
-Salut les gens!
Il jeta son sac dans son casier vide et fraichement poussiéreux et s'habilla en sirconstance: son bouiboui avait gagné une étaoile de plus, la 5e.
Les autres cuisiniers levèrent à peine le menton, tous autant dans le brouillard que ce petit blond frêle et insomniaque ils s'habillaient en silence et c'est un cortège blan et gris (les cernes) qui débarqua dans la cuisine sous l'oeuil trop iréellement vif du cher pour être réel.
Pfff de toute façon ils avaient décrété que c'étais un extra terrestre et dans cette discussion franc c'étais retenu bien des commentaires vu que sa place était celle..du larbin -_-"
-Bah?! un revenant...
-ouais chef, elle est passée où ma planche?
-QUENTIN! *sursaut général* la planche elle est où?
-b.b.beuh p.probablement à.à s.s.s.sa p.p.p.pp. place?
le chef se passa la main sur le visage, ce quentin là il passait sa vie à bégayer pour ne rien dire.
donc on pria le quentin de se taire.
on trouva les outils de franc.
et c'est les epaules dures comme du bois et là tête renplie du soucis de faire passer le bonheur de solène avant le sien qu'il commença à éplucher une montagne de trucs plus ou moins insupportablements chiants.
loin, très loin de là.
un point rouge dans l'obscuritée, une goutte de sueur tombe, un sniper fait son *fump!* discret et...
Une bête s'abbat lourdement, la tête percée d'un fin rayon net dont on pourrais voir le sol à travers.
Raphael s'ebroue, de petites gouttes de sueur s'eclaboussent dans tout les sens.
Comme dans un film de mafia il enlève ses lunettes d'aviateur converties en lunettes de protection.
Puis son echarpe.
Puis son bandeau.
Puis il s'avance vers l'enorme chimère immobile et la remua de la crosse de son "sniper-mitraillette-bailonnette signé Cromwell Industry"
La bête poussa un râle et un long soupir (le dernier) et ferma ses enormes yeux de la taille d'un ballon de basket.
Raphael sourit, un sourire vraiment démoniaque avec de gros crocs à la place des canines et des dents bien blanches, ses cheveux blonds sales et collants de crasses couvrant son regard fou, ce regard ecarquillé et hysterique, pourtant si bleu...
sa peau (ou ce qu'on pouvait apercevoir sous les taches de terre et de poussière) de nacre scintillant parfois d'un eclat bleuté.
Il s'agenouilla au dessus de la flaque de sang noir et puante et commença à le boire, à grandes goulées et tant pit pour l'odeur et les innombrables choses répugnantes qu'on peut trouver dans le sang des démons, ça faisait si longtemps qu'il n'avait rien bu...ou mangé...
Cet être accroupi dans une carcasse titanêsque et qui dévorait goulument un morceaux de viante accroché à une côte de l'animal était autrefois un clair et pur ange.
Un clair pur et Chaste ange.
Le meilleur sniper de sa génération...
Mais c'étais il y a longtemps et son esprit torturé ne s'en souvenait que par fragments cachés au plus profond de lui même.
Car si clair pur chaste etc qu'on le voulait, il fut naïf , jadis.
Il eut la naïveté de croire qu'il pourrait blesser à mort un des démons majeurs de satan et s'en sortir.
mais voilà, quand un ange naïf, pur chaste et clair se fait torturer par satant lui même puis marqué du sceau des traitres qui ne trouvent repos ni en enfer ni au paradis, il a tendance à perdre la raison assez facilement.
Rongé par le regret et l'humilliation il avait préféré sombrer dans la folie plutot que de se ressaisir comme avaient pu le faire tant d'anges.
Non.
Raphael lui préfère ne se soucier de rien.
Il mange une chimère au gout acide qui rapelle le citron.
Et ça lui suffit.
Mais voilà, son corps maigre et décharné ne supportais plus de devoir chasser des semaines entières pour un seul repas.
En fait il n'avait même aucune chance au bras de fer contre une petite fille en robe bleue avec une sucette. (symbole :p)
Une fois son repas fini, il s'assit en tailleur et fixa ses chaussures, couvertes de sang coagulé et frais, d'un mélange solide de crasse et de boue séchée à la chaleur moite et accablante des déserts rouges, puis le bas de son pantalon tellement élimé qu'on aurait dit un filet, puis sa ceinture qui avait déjà étranglé assez de bestioles immondes pour qu'on imagine son état lamentable, pleine de poils et..encore du sang, son débardeur gris noir marron autrefois blanc, sa veste avec des tas de poches remplies de balles, un paquet de clopes, une gourde d'eau qu'il n'osait jamais entamer et qui devait avoir croupit depuis une dizaine d'années, et ses mains.
Sa main droite, encrassée au possible, noire dedans, blanche dessus.
Un eclair de lucidité le traversa, et si?....et si il y avait dans sa main quelque chose, un souvenir...
Il porta sa main à sa bouche et la lécha pour l'eclaircir un peut.
Oui . cette marque...une rose coupée en deux sur une croix à l'envers...le sceau dont l'avait marqué le plus grand des démons...
Il se leva d'un bond, oui aussi clair pur et naïf et chaste qu'il fut, il lui sembla un instant retrouver la raison.
Il 'navait pas l'intention de continuer dans ce chemin jusqu'à ce qu'il meure tué par sa proie, le chasseur chassé!...
Il coupa une des nombreuses pattes de la bête et étala le sang pour en faire une grande flaque, puis observa son reflet dedans, écarta ses mèches crasseuses et se regarda dans les yeux.
Inimaginable rencontre que celle d'un dément avec son propre reflet, cette apparition saisissante d'un être effrayant et pitoyable...il se donna envie de se fuir très loin, chose stupide, il étais sa source de peur.
Et tout comme il venait de voir quelqun qu'il ne connaissait pas dans son reflet, c'est le dément dans sa tête qui ne reconnu pas l'ange qui lui parlait.
Il se retourna brusquement, à gauche, à droite, derrière, en dessus, en dessous...personne?!
Noon, c'étais lui avant qui lui parlait dans sa tête.
Il s'écouta, la voix de la réson qui résonnais à ses oreilles, comme un rendez vous entre le ying et le yang, alors il fixa son regard pour empêcher les images de tourner, se frotta les mains jusqu'à ce qu'elles soient propres tandis qu'il pensait, hum oui il pensait. étonnant.
puis il se frotta les yeux, se leva sur ses jambes chalcelantes et attendit.
Quoi?
Bah...un courant d'air, ce qui est assez rare en enfer, oui, un ange déchu qui n'a pas volé depuis longtemps et qui a plus d'os que de chair préfère planer comme un cerf volant plutot que de battre des ailes. bande d'ignorants v_v
10 minutes, 30 minutes, une heure...c'est pour bientôt, il déploie ses euuh....ailes toutes maigres et ternes. (restons sympas)
Un mouvement dans l'air...ses cheveux s'écartèrent et une violente bourrasque l'emporta rapidement et loin dans le ciel des enfer, qui étais en réalité un plafond d'une caverne gigantesque. Mais il se souvenait de l'entrée comme d'une porte lumineuse et magnifique, ce qui ne collait pas. déjà par principe il n'y a rien de purement magnifique ou lumineux en enfer, juste des illusions. Ridicule, il éclata d'un rire rauque en traversant les nuages pourpres, cette entrée si lumineuse qui servait de soleil pour tout l'enfer...c'étais un bête trou dans le plafond et la lumière du soleil qui s'y engouffrait n'aurais pas frappé de stupeur le premier bronzeur amateur...
Le courant de vent l'abandonna, il puisa dans ses dernières forces, trois battements d'ailes et il y étais, ça semblait tellement irréel...
Pourtant contre toute attente du lecteur il y parvint, il sorti des enfers tout boueux et crasseux qu'il étais, le gun en bandoulière, des mitaines en peau de dragon mal cousues, sa veste transpercée par deux longues ailes grises, et....en plein milieu d'un boulevard...
Les automobilistes hallucinée donnèrent à l'unisson un grand coup de frein, concert de crissements de peux, un caralbolage monstrueux, une mamant fit un bond spectaculaire en emportant sa poussette et son bébé qui riait aux éclats, mais surtout...cet homme qu'on qualifie sur terre de clodo, junky, de vagabond, il regardais émerveillé le ciel tandis que les conducteurs courroussés sortaient de leurs voitures pour manger le bec de leurs compagnons de route qui faisaient exactement la même chose.
Il refit son sourire carnassier, voûta de nouveau ses épaules osseuses, cacha son regard fou dans ses mêches et sorti du cercle de voitures écrasées.
Un ange déchu en ville.
Violent....